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Réflexion sur le super pouvoir de l’argent en entrepreneuriat... et plus encore...

  • par Eric Weiss
  • 05 mars, 2025

L’argent est souvent perçu comme un simple moyen d’échange, une ressource matérielle dont l’unique fonction serait de financer nos besoins.

Mais en réalité, l’argent a un super pouvoir bien plus subtil et puissant : il influence notre posture mentale, nos décisions, et même notre rayonnement.

Avez-vous déjà remarqué à quel point la tranquillité financière modifie notre manière d’aborder les choses ? Lorsqu’on sait qu’on a une marge de manœuvre, on ose plus, on se projette mieux, on prend de meilleures décisions.

À l’inverse, lorsque l’on manque d’argent, un phénomène bien connu s’installe : on pense en mode "survie". Chaque décision est orientée vers le court terme, chaque dépense devient une source de stress, et au lieu d’investir dans l’avenir, on cherche à limiter les dégâts à court terme.

  • On diffère un investissement pourtant nécessaire.
  • On accepte des opportunités médiocres, faute de mieux.
  • On hésite à s’entourer des bonnes personnes, à s’outiller, à se former.

Ce n’est pas qu’une question matérielle, c’est un état d’esprit.

L’argent, bien utilisé, n’achète pas le bonheur, mais il offre la sérénité et ouvre des portes. Il permet de penser en expansion plutôt qu’en restriction, d’attirer des opportunités au lieu de courir après, d’aborder chaque projet avec une énergie de conquête plutôt qu’avec la peur du manque.

C’est précisément ce changement d’état d’esprit qui fait la différence entre une trajectoire qui stagne et une trajectoire qui décolle.

Comme beaucoup d'entre vous le savent désormais, la FMDB évolue et se structure différemment. Cette transformation s’accompagne d’une levée de fonds, une décision qui a suscité de nombreuses questions :

Pourquoi vendre une partie de la nouvelle structure alors que nous sommes en pleine ascension ?

Bonne question !

La réalité, c’est qu’on peut construire une entreprise sans lever de fonds... et dans le cas présent nous aurions pu choisir de nous développer plus lentement, en nous appuyant uniquement sur nos ressources existantes. Cela aurait évité toute dilution des actionnaires initiaux. Mais plus je vieillis (ou muris selon le point de vue ;)) plus je suis convaincu que cette approche a ses limites.

Ma croyance repose sur un constat dressé au fil des année : en entrepreneuriat, comme dans la gestion des finances personnelles d'ailleurs, il y a une distinction fondamentale entre "raisonner en horizon court" et "avoir une vision long terme".

L’horizon court : un piège aux conséquences lourdes

Tout le monde, à un moment ou à un autre, a connu des périodes où la trésorerie était tendue. Dans ces moments-là, on agit pour l’immédiat, sans penser aux conséquences :

  • On repousse une réparation de voiture en se disant qu'on verra plus tard… jusqu’à ce qu’une panne majeure coûte trois fois plus cher.
  • On loue un appartement moins cher mais mal isolé… et on finit par payer une fortune en chauffage.
  • On choisit un ordinateur d’entrée de gamme pour économiser… et il nous ralentit au point de perdre des heures de travail chaque semaine.
  • On prend une formation au rabais, gratuite ou presque, en espérant qu’elle nous apporte autant qu’un programme solide… et on se rend compte un an plus tard qu’on stagne.

C’est un schéma classique : quand on manque de moyens, on prend des décisions basées sur l’économie immédiate… et on finit souvent par payer plus cher, plus tard.

L’argent, un levier de rayonnement et d’élévation

Lorsqu’on se sent à l’aise financièrement, on s’autorise à évoluer dans des environnements qui, eux-mêmes, ont les moyens. C’est une dynamique naturelle : l’abondance attire l’abondance.

Et l’inverse est malheureusement vrai aussi : lorsqu’on est en difficulté financière, notre énergie, notre manière de raisonner, nos opportunités et même notre entourage s’en ressentent.

Ce phénomène ne touche pas que les entrepreneurs, il impacte notre rayonnement personnel, nos choix, et même la dynamique à l’intérieur d’une entreprise.

Prenons un exemple simple : Dans une entreprise où la trésorerie est solide, les discussions en Pause Café tournent autour des projets à venir, des nouvelles opportunités, des idées de croissance. Les collaborateurs se sentent portés, impliqués, et leur créativité se libère.

À l’inverse, dans une entreprise où la trésorerie est fragile, une autre dynamique s’installe :

  • Les discussions informelles tournent autour des retards de paiements, des restrictions budgétaires, des doutes sur l’avenir.
  • L’énergie devient lourde, les équipes hésitent à prendre des initiatives, par peur d’un refus ou d’un manque de ressources.
  • L’ambition se réduit, la créativité se bride, et l’implication diminue.

Le simple fait de savoir qu’il y a du confort et de la stabilité financière crée un rayonnement naturel, qui se diffuse à travers toute l’organisation. Pas besoin de le dire ou de l’afficher, c’est un ressenti.

Pourquoi lever des fonds ?

Une levée de fonds n’a pas pour but de "se payer plus", ni de dépenser à tort et à travers. Elle vise à nous donner les moyens de bâtir sur le long terme.

Un projet structuré, ce n’est pas une étoile filante qui brille vite et s’éteint aussitôt. C’est une construction pensée, avec une vision large, des investissements judicieux, et une capacité à saisir les opportunités sans être limité par l’urgence financière.

Regarder au-delà de l’entrée d’argent immédiate, c’est s’offrir la possibilité de construire avec intelligence et sérénité... si le GBS est bien actif (le Gros Bon Sens) et l'IN (l' Intelligence Naturelle) consultée régulièrement ;).

À très vite,

Éric

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